Lycée Georges Clemenceau

Lycée Enseignt General Et Technologique – Chantonnay

Pays de la Loire
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Le Liban, un pays en difficulté pour la gestion des problèmes environnementaux : pollution de l’air, gestion de l’eau et des déchets.

Source : Le Liban à la merci de la pollution [en ligne]. Diaspora.org, 2016. URL : https://odiaspora.org/2016/05/06/le-liban-a-la-merci-de-la-pollution/. Consulté le 3/12/2020.

Ceci est un gros problème dans le monde, notamment pour le Liban qui a le taux de décès le plus élevé, à cause de la pollution de l’air . Le Liban n’est pourtant pas un pays industriel, mais le problème vient essentiellement de la production d’électricité. Des centrales positionnées sur la côte libanaise où il y a la plus haute densité de population, opèrent avec du pétrole lourd, l’un des fossiles les plus sales et les plus polluants au monde. Ces centrales ne sont pas suffisantes donc le manque est comblé par des groupes électrogènes privés, installés entre les immeubles, qui fonctionnent au diesel, ceci provoque une grosse source de pollution mais aussi des maladies pulmonaires comme des cancers et des allergies.

En 2015, des montagnes d’ordures avaient envahi la capitale du Liban, Beyrouth et ses environs, après la fermeture de la principale décharge du pays. Des milliers de personnes étaient descendues dans les rues pour dénoncer cette odeur dérangeante, sous le slogan «Vous puez». Mais quatre ans plus tard, l’odeur des ordures revient à intervalles réguliers, empoisonnant plusieurs zones de la capitale libanaise. Une grande majorité des déchets finissent dans des décharges ou des dépotoirs sauvages, seulement 8 % sont recyclés. L’hiver de 2018, des chercheurs de l’université américaine de Beyrouth ont mesuré le taux de sulfure d’hydrogène, un gaz odorant produit par les décharges dans le quartier de Bourj Hammoud. Le résultat a montré que le niveau de ce gaz était beaucoup plus élevé qu’attendu. Ce problème a aussi des impacts sur la santé notamment des problèmes respiratoires comme la broncho-pneumopathie chronique obstructive, la toux, l’irritation de la gorge et l’asthme.

Le pays reçoit une moyenne annuelle de précipitations estimée autour de 800 mm . Durant l’hiver 2019, le Liban a connu des pluies torrentielles et violentes presque quotidiennement, dépassant la moyenne de presque 50 %. Cependant, malgré l’abondance des précipitations annuelles et l’investissement de plusieurs milliards de dollars dans le secteur de l’eau au Liban depuis 1990, les ressources en eau du pays demeurent limitées en quantité et en qualité en raison de la mauvaise gestion, du vieillissement des infrastructures et des investissements inadéquats associés à la raréfaction des ressources en eau et aux effets des changements climatiques.

Malgré tous ces problèmes, il y a des solutions qui ont été envisagées, comme des trackers ou objets connectés, portables sur soi, qui permettent de mieux connaître le niveau de pollution autour de nous, dans l’air, et dont la compréhension est accessible à tous. A Tripoli, des bénévoles de l’ONG Environmental Medics ont décidé d’agir à leur niveau en nettoyant eux-mêmes les plages, sachant que le gouvernement ne pourra pas réglé la gestion des déchets seul, donc cela peut peut-être faire réfléchir les citoyens et les aider. Aujourd’hui encore, le secteur continue de recevoir une aide étrangère, d’une douzaine de donateurs occidentaux et de participer à un projet de coopération avec l’autorité politique afin de construire des incinérateurs et des infrastructures.

Eloïse